Bob et Bobette : fôte avouée à moitié pardonné

Publié le 26 Septembre 2025

© Editions Erasme

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C’est devenu un lieu commun, avec le temps : on sait que lorsqu’on se lance dans la lecture d’un Bob & Bobette, on n’y trouve pas forcément une utilisation sans reproches de la langue française. Un rythme de parution industriel et des traducteurs hâtifs sont souvent passés par là, lesquels ont semé quelques coquilles sur leur passage. On s’attend moins à ce que ces erreurs provoquent un effet trivial. C’est pourtant le cas dans l’album L’Oiseau blanc (numéro 134 de l’édition actuelle) : Bob, faute (sic) d’user du double « s » dans le verbe « baisser », finit par donner à Bobette un ordre qui prend un tout autre sens dans nos esprits gentiment mal tournés. Comme le dirait l’humoriste Jean-Luc Fonck, les puristes auront heureusement rectifié dans leur tête. Reste que l’omisssion (je rajoute la lettre manquante plus haut, pour faire bonne mesure) est bien évidemment sans conséquences pour la suite de l’aventure. Une énigme reste à résoudre : y a-t-il, au sein de cette immense série (elle affiche près de 400 albums au compteur, excusez du peu !) d’autres bourdes de cet acabit ? Mon petit doigt me dit (mais c’est une pure hypothèse) qu’il ne faut pas chercher du côté des histoires prépubliées dans le journal Tintin, symbole de bien-pensance, de rigueur et de contrôle hergéen. Mais cela laisse encore un vaste champ à explorer pour trouver la perle (si tant est que l’on puisse trouver des perles dans les champs) orthographique rare. Avis aux amateurs !

Nicolas Lesire

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